Les animateurs et les méthodes

Synergies

Nous avons tous déjà travaillé ensemble, selon des géométries variables,  lors de concerts, d’ateliers polyphoniques, de stages de longue durée, de cours hebdomadaires.  Ici encore, comme souvent, les compétences croisées d’amateurs passionnés et de professionnels sûrs de leur pédagogie servent de soutien et d’encouragement certain à ceux qui partageront cette aventure.

Itinéraires

stefanoStefano Poletto nait à Vérone où il étudie le hautbois. Son parcours d’instrumentiste l’amène rapidement à se perfectionner à la Scala de Milan, puis à se produire au sein d’orchestres importants, comme L’Orchestre National d’Italie, Le Théatre Expérimental de Spoletto et l’Offerta Musicale de Venise.  Depuis une douzaine d’années, son parcours artistique et pédagogique se poursuit à Bruxelles et en Wallonie où il enseigne le hautbois tout en jouant dans l’orchestre de la radio flamande (VRO)  et l’orchestre du TRM.

Il a étudié la direction de choeur et d’orchestre en suivant le même parcours géographique, commençant son apprentissage avec Mario Lanaro, Julius Kalmar et Diego Dini Ciacci pour le poursuivre en Belgique auprès de Denis Menier et Thierry Lequenne. Il dirige différents chœurs dont les ensembles Ishango et  Melting Vox. Il collabore au projet « Un pont entre deux mondes » issu du Théâtre de la Monnaie et enseigne le chant choral en milieu carcéral et institutionnel. Cette expérience multiple lui permet de faire accéder rapidement ses élèves à une manière attentive de positionner leurs registres, de les nouer ensemble, d’en entendre se construire les rapports dans l’intelligence sonore de la partition.  Cœur, source et moteur de cet ouvrage collectif, l’écoute y est centrale. Le nombre assez restreint des participants permet pour chacun une élaboration plus consciente de la texture sonore de l’ensemble vocal, du tissage  progressif des voix entre elles qu’il accompagne d’un talent apprécié de coloriste des timbres. Sa patience et sa confiance permettent de cheminer sans idéaux surmoïques non productifs mais dans une conscience sans défaitisme des possibilités de chacun. Pour l’occasion, c’est au coeur de l’écoute qu’il nous conduit, là où les accords se tricotent, se dénouent, frottent.

Née à Milan en 1978, Morena Brindisi a toujours été passionnée par la danse, le théâtre, l’art et la musique.  Elle a commencé sa carrière artistique comme danseuse et a commencé ses études musicales en 1998.

En 2002, elle obtient une licence en Philosophie à l’Université de Pavie et  se rend à Paris pour s’investir dans ses études musicales.   Elle y étudie le Jazz au CIM (une de plus anciennes écoles de Jazz en Europe) et à L’EDIM (chant, piano, harmonie, musique d’ensemble, ear training et improvisation) et obtient le Certificat de la Fédération Nationale des Ecoles de Jazz et Musiques Actuelles en 2004.

Elle poursuit sa formation en chant et Jazz-improvisation à travers différentes Masterclasses avec des artistes et professeurs reconnus internationalement : Joe Estill (méthode Voicecraft), Sheila Jordan, Jay Clayton,  Fabrizia Barresi.  Passionnée de musique brésilienne elle s’y est formée durablement, de même qu’en musique traditionnelle italienne avec Lucilla Galeazzi. Morena Brindisi a chanté en Italie, en Suisse, en France, et aux Etats Unis dans des formations de jazz, de musique world, funk et dans différents projets a capella. Elle collabore avec divers chanteurs, mais aussi avec des danseurs, des metteurs en scène et  des comédiens.

Pédagogue musicale auprès d’enfants et d’adultes, elle a travaillé au sein de projets d’alphabétisation avec des ressortissant de pays en guerre et des groupes de femmes en difficulté, passant par le son et le rythme pour favoriser la communication entre des personnes que tout isolait. La Formation pour Musiciens Intervenants en Ateliers qu’elle a suivie au sein de l’asbl « Remua »  a débouché sur l’animation de stages et ateliers d’initiation au chant et à la musique pour enfants et adultes, concernant notamment  la découverte et la diffusion de la musique Baroque avec l’Opéra de Lille.

Elle a enseigné le chant Jazz à la Jazz Station de Bruxelles et enseigne actuellement le chant traditionnel italien au sein de l’asbl MuziekPublique et à l’AKDT à Neufchâteau.


mm-ConvertImageDurant son enfance, Michèle Michielsens fréquente l’académie de Spa où elle apprend le solfège et le piano puis le violon. Elle chante le dimanche dans la chorale paroissiale. Elle met ses activités musicales entre parenthèse à l’heure de ses études supérieure en stylisme-modélisme. Vers la trentaine, elle ressent le besoin de renouer avec la musique, s’inscrit à un cours de chant, participe à divers stages (gospel, polyphonie du monde, sons et mantras…). Elle fera également partie d’un petit ensemble vocal chantant des polyphonies de la Renaissance.

Sa découverte du travail de Dainouri Choque sur l’écoute spectrale du son change radicalement sa perception de la musique et du chant, l’amenant à fonder le Trio Talysman pour appliquer cette méthode dans un répertoire de chant du monde.

Quelques mots d’explication encore : par habitude, nous percevons l’objet sonore (bruit, langage, musique), mais pas sa construction acoustique. Il s’agit de développer une conscience plus fine du son et de ses constituants pour passer d’une écoute du musical à une écoute du sonore, et d’intégrer cette nouvelle écoute au chant individuel et collectif.    Plus l’oreille analyse finement le son, moins le corps à besoin d’énergie musculaire pour gérer l’émission vocale. En conséquence, les tensions disparaissent, l’axe vertical s’installe spontanément : on gagne en détente, en confort, en ancrage, et en énergie.

La juste relation « oreille-corps » permet la disparition des tensions musculaires qui limitent la pleine expression vocale ; cela entraîne la libération de la voix, qui sonne mieux, avec plus de clarté, plus de richesse, et avec un plus grand rayonnement. L’écoute complète du son conduit à la perception des liens acoustiques qui unissent les voix au sein de l’ensemble vocal. Chacun peut alors mieux ajuster sa propre voix à celles des autres dans chaque pupitre et dans la polyphonie, devenant ainsi créateur conscient du son de l’ensemble vocal. Il en résulte un plus grand plaisir vocal, sonore, et musical (Site de l’Association Vocal Plus qui héberge les stages d’été de Daïnouri Choque en France) Plus d’infos sur le lien suivant cliquer ici.

Liliane Bernar Massage Sensitif CamilliLiliane Bernar a été membre de l’ensemble choral et instrumental Laetare, sous la direction d’Emile Bogaerts  et du Petit Choeur d‘Ath sous la direction d’Yves Wuyts.  Elle a pratiqué le chant traditionnel italien avec Lucilla Galeazzi et a chanté das le choeur « Les Voix des Garennes ». Elle a fondé avec Stefano Poletto et Marc Erman l’atelier vocal Le Fil de la Voix  et l’ensemble vocal Tessitura.

Liliane est formatrice en Massage Sensitif Camilli ®. L’approche du corps qu’elle y promeut permet une expérience fondamentale d’écoute et de redéploiement  de soi. Elle relativise en profondeur l’idée simpliste et réductrice d’un corps-instrument et celle de la nécessité de l’effort pour l’obtention d’un changement ou d’un résultat. Or, c’est une des impasses de l’apprentissage du chant.

Le corps n’est pas au sens strict l’instrument simplement disponible d’une médiation entre le chanteur et son objectif. C’est son existence dans une relation qui modifie le mouvement, la sensation, le son lui même en les rendant signifiants et partageables. La rencontre des subjectivités dans le chant polyphonique est foisonnante et multiple : elle a lieu entre le chanteur et lui-même, entre eux s’ils sont plusieurs, entre eux et les sons qu’ils produisent,  chacun lié aux autres, et enfin entre eux et leur public avec lequel ils dialoguent. Une chose est certaine, plus on est soi même et à l’écoute tout autant, plus le groupe sonne. Plus le groupe sonne, mieux le public est habité du son. En prenant corps, la polyphonie prend forme.  Cela signifie qu’il y faut autant de détente personnelle que de vigilance ouverte à la globalité du collectif.  Engager le minimum d’effort tout en restant suffisamment en tension pour chanter est un équilibre toujours à retrouver. La méthode Camilli offre ici une école incomparable, centrée sur la sensation et son « écoute ». L’accordage « tempéré », l’équilibre dynamique des investissements, le rapport ajusté et mobile à l’environnement physique et humain sont le résultat de cette écoute particulière.

De façon pratique, ce contact peut se dérouler debout, assis, ou allongé sur une table de massage. Il fait appel au ressenti aux besoins et aux limites de chacun.

Le toucher n’est jamais imposé, il se questionne, se cherche et chacun trouve exactement le rythme qui lui convient pour y parvenir … ou pas, auquel cas la personne est amenée dans un état de relaxation par la parole, la musique, et l’immersion dans un groupe qui se détend.

Plus d’infos sur la Méthode Camilli ® via le lien suivant:

Massage Sensitif Camilli 

1497261_10202613346162576_367692367_nMarc Erman, est coordinateur des ateliers. Sans en animer aucun, il sera présent à tous, attentif aux liaisons multiples entre les méthodes proposées qu’il a toutes expérimentées pour lui-même. Il animera une fois par mois un moment de fixation du répertoire.

Il a abordé des répertoires issus d’Europe centrale et tziganes auprès de Dounia Depoorter (Patshiva Cie) avec quelques excursions afro-cubaines et se passionne pour l’écoute des harmoniques dans la préparation vocale personnelle et collective. Son itinéraire personnel et professionnel a croisé, à de très nombreuses reprises, des situations où  l’appui du rapport au corps propre est décisive et permet de faciliter des avancées individuelles ou collectives.  Il a suivi un parcours en Massage Sensitif Camilli.

Depuis longtemps son intérêt marqué pour des approches multidisciplinaires l’a placé aux premières loges de processus de décloisonnement et de collaboration entre professionnels, aussi bien dans les milieux de l’intervention médicale ou sociale que dans les milieux artistiques.